Stefka, Karel dit Carol

  • Date :

    1904-1958

  • Notice historique :

    Stefka, Karel dit Carol (Halékovice, Tchécoslovaquie, 1904-Tchécoslovaquie, 1958). Karel Stefka commence à travailler comme ouvrier dans la métallurgie et à militer au Parti communiste à l'âge de 16 ans. Son activité antimilitariste lui vaut d'être arrêté à plusieurs reprises. En 1936, lorsque la guerre civile éclate en Espagne, Karel Stefka cherche à rejoindre les Brigades Internationales. Muni d'un faux passeport, il parvient à quitter son pays et à gagner Paris où se trouve le bureau de recrutement des Brigades Internationales. Après avoir combattu en Espagne, il se réfugie en France au début de l'année 1939. Interné au camp de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques, il en est libéré au début de la Deuxième Guerre mondiale pour s'engager dans l'armée tchécoslovaque constituée en France. Après la défaite, démobilisé, il vient à Paris. A partir de l'automne 1941, Karel Stefka participe avec sa femme Nelly au Travail Allemand, entreprise d'infiltration dans l'armée allemande. Ils sont chargés de la composition et de l'impression du journal Der Soldat im Westen destinés aux soldats allemands présents en France. Au printemps 1942, Karel Stefka entre dans le triangle de direction des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne en tant que responsable politique. Karel Stefka est arrêté le 4 décembre 1942. Emprisonné à Fresnes, il y reste dix mois jusqu'à sa déportation à Mauthausen. Après la Libération, il rentre en Tchécoslovaquie. Au début des années 50, au moment des procès de Prague, il est déchu de toutes ses responsabilités au sein du Parti. Redevenu ouvrier métallurgiste, il est réhabilité après la mort de Staline. Karel Stefka meurt d'un cancer généralisé en 1958.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Holban Boris, Testament, après quarante-cinq ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Paris, Calmann-Lévy, 1989

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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