Wallach, Elie

  • Date :

    1921-1942

  • Notice historique :

    Wallach, Elie (Pologne, 1921-Mont-Valérien, Suresnes, 1942). Ses parents sont des socialistes militants. Contraints de s'exiler, ils viennent en France, Elie Wallach est alors âgé de huit ans. A 15 ans, celui-ci entre aux Jeunesses Communistes. Poète et écrivain, il rencontre Romain Rolland peu de temps avant la guerre. Une correspondance s'établit entre eux. Aux Jeunesses Communistes, il se lie d'amitié avec Samuel Tyszelman avec qui il entre dans la résistance. Selon Albert Ouzoulias, au début du mois d'août 1941, il aurait dérobé avec lui de la dynamite dans le but de réaliser les premières actions de sabotage des groupes de combat qui apparaissent alors. Au printemps 1942, Elie Wallach rejoint le deuxième détachement des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI). Le 29 juin, Elie Wallach et Léon Pakin, le responsable militaire du détachement, menacent un fourreur de la rue Saint-Antoine à Paris qui travaille sur des commandes de l'armée allemande. L'action tourne mal. Ameutée par les cris de l'artisan et de passants, la police les arrête. Après avoir été interrogés par la police française, ils sont remis aux Allemands. Condamnés à mort le 24 juillet au cours d'un procès à huis clos organisé par la SIPO-SD (Police de Sûreté et des Services de Sécurité, administrée par la Gestapo), ils sont tous deux fusillés au Mont-Valérien le 27 juillet 1942.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Diamant David, Combattants, héros et martyrs de la Résistance, Paris, Renouveau, 1984

    Lisnner Abraham, Un franc-tireur juif raconte..., Paris, L'Auteur, 1977

    Ouzoulias Albert, Les bataillons de la jeunesse, Paris, Editions sociales, 1967

    Wieviorka Annette, Ils étaient juifs, résistants, communistes, Paris, Denoël, 1986

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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