Cristea, Nicolas alias Joseph Coplat

  • Date :

    1906-1943

  • Notice historique :

    Cristea, Nicolas alias Joseph Coplat (Galatz 1906-Mont-Valérien, Suresnes 1943). Ouvrier, militant du Parti communiste, Nicolas Cristea quitte la Roumanie en 1937 pour s'engager dans les Brigades Internationales. En Espagne, il commande la batterie franco-belge du groupe d'artillerie Ana Pauker. Après la chute de la République, il se réfugie en France où il est interné dans différents camps. Le 27 mars 1941, il s'évade avec un groupe de Roumains, anciens des Brigades Internationales, au cours de leur transfert en train d'Argelès-sur-Mer vers le camp du Vernet en Ariège. Arrivé à Paris, il rejoint l'Organisation Spéciale du parti communiste qui s'engage dans la lutte armée contre l'occupant à partir de l'été 1941. Il participe à plusieurs opérations sous la direction de Joseph Boczor. Au printemps 1942, il entre au premier détachement des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne. Ce détachement compte dans ses rangs une majorité de combattants d'origine roumaine. Le 19 octobre 1942, trois combattants du premier détachement, Nicolas Cristea, Dragos Sas et Carol Goldstein, lancent des grenades sur une compagnie allemande à l'exercice au stade Jean-Bouin à Montrouge. Ils parviennent à se replier mais, coïncidence malheureuse, le quartier est au même moment bouclé par la police française. Nicolas Cristea et Dragos Sas sont arrêtés. La police ne se doutera jamais qu'ils sont les auteurs de l'attentat du stade Jean-Bouin. Après avoir été interrogés, ils sont remis aux Allemands. Carol Goldstein, arrêté quelques jours plus tard par la police française, est également livré aux Allemands. A la suite d'un attentat, les Allemands les désignent comme otages et le 9 mars 1943, ils sont tous les trois fusillés au Mont-Valérien.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Holban Boris, Testament, après quarante-cinq ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Paris, Calmann-Lévy, 1989

    Laroche Gaston, On les nommait des étrangers. Les immigrés dans la résistance, Paris, Éditeurs Français Réunis, 1965

    Les 953 fusillés du Mont-Valérien (1941-1944), Paris, Association des fils et filles de déportés juifs de France, 1987

    Les Roumains dans la résistance française, Bucarest, Editions Méridiane, 1971

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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