Campagne d'archives orales "Histoire et mémoire de l'immigration, mobilisation et lutte pour l'égalité, 1968-1988" (collection audiovisuelle)

  • Date :

    2012-2015

  • Localisation physique : Génériques, Archives nationales, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC)
  • Description physique :

    Importance matérielle : 31 témoins ont été interrogés au cours de 34 entretiens. Les entretiens ont duré entre 1h et 3h40 pour une moyenne de 2h00. Cette campagne représente une durée totale de 74 heures.

    Particularité physique : Fichiers numériques (.mov)

  • Origine : Génériques
  • Biographie ou histoire :

    Créée en 1987, Génériques est une association loi 1901 spécialisée dans l'histoire et la mémoire de l'immigration, la sauvegarde, la préservation et l'inventaire des archives de l'immigration en France et en Europe. A travers son cœur de métier, Génériques s'est toujours donné pour mission de faire connaître la manière dont le patrimoine culturel de la France s'est enrichi d'éléments liés aux apports de populations venues d'ailleurs.

    Dès la naissance de l'association Génériques, ses fondateurs ont conscience de la problématique de la préservation de la mémoire orale de l'immigration, les sources écrites sur le sujet étant parfois lacunaires, les conditions des migrations ou les conditions de vie parfois précaires des immigrés ayant pu contribuer à leur disparition. Ces témoignages offrent une vision de l'histoire différente des sources institutionnelles, ce qui rend leur conservation dans des centres d'archives publiques plus que nécessaire. Il s'agit de donner une voix à des hommes et des femmes dont la parole a trop souvent été marginalisée, ignorée et oubliée, et ainsi de redonner au témoin sa place dans l'histoire.

  • Modalités d'entrée :

    En parallèle de ses travaux de recherches sur la mémoire de l'immigration, Génériques s'est adressée à des spécialistes pour élaborer ce projet, historiens et archivistes maîtrisant la méthodologie d'une collecte de témoignages oraux filmés. Ces rencontres multiples ont abouti à la constitution d'un comité de pilotage réunissant des membres de l'équipe de Génériques (historiens et archivistes), des universitaires et des membres d'institutions patrimoniales1. Le comité de pilotage a contribué à la définition des bornes chronologiques, au choix des témoins (qui a suscité de longs débats..), à la préparation de la grille d'entretien, et à la méthode de conduite des entretiens. Les entretiens ont été menés et filmés par les membres de Génériques à l'exception de deux menés par des membres du comité de pilotage2.

    Avant l'entretien filmé, un pré-entretien a généralement lieu. Celui-ci permet de présenter la campagne au témoin et de recueillir les principaux éléments de sa vie militante afin de préparer l'entretien filmé. Le lieu de l'enregistrement a été laissé au libre choix des témoins (leur domicile, un locaux associatif, etc..). La méthode d'entretien retenue est celle de l'entretien semi-directif centré sur la vie du témoin. La grille d'entretien est structurée autour de la question du militantisme, avec un accent sur la question de l'engagement. L'enquêteur a particulièrement insisté sur les actions militantes en demandant des exemples concrets de luttes mais aussi un regard réflexif sur ces actions. Les témoins ont également été incités à décrire les conditions de vie des immigrés. Pour conclure était posée la question du bilan, de la transmission de la mémoire des luttes, de la relève dans le militantisme et de la situation des immigrés aujourd'hui en France.

    1 Ce comité réunissait, Louisa Zanoun, historienne, responsable du pôle scientifique et culturel, Génériques, Abderahmen Moumen, remplacé par Ilsen About, historien, chargé de mission à Génériques , Tifenn Hamonic, archiviste, chargé de mission à Génériques, Farouk Belkheddar, vice-président de Génériques, Rosa Olmos, Responsable du Service Audiovisuel à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Laurence Bourgade, archiviste - archives privées et audiovisuelles, archives départementales du Val-de-Marne (94), Rachida Brahim, sociologue, Laboratoire Méditerranéen de Sociologie, Aix-Marseille Université, Yvan Gastaut, historien, membre du laboratoire URMIS (Unité de Recherches "Migrations et société") UMR 205 Université de Nice et de Paris VII et chercheur associé à l'UMR TELEMME Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionale Méditerranée, Daniel Gordon, historien, Université Edge Hill (Royaume-Uni), Burleigh Hendrickson, doctorant en histoire, Northeastern University, Boston (Etats-Unis), Eva Léger, doctorante en Études Hispaniques à l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense, sur le sujet «Histoire et mémoire des républicains espagnols», membre de l'association Laboratoire Itinérant de Recherches sur les migrations et les luttes sociales (L.I.R.), et Maëlle Maugendre, doctorante en histoire, Université Toulouse-Le Mirail, sur «Les femmes espagnoles réfugiées en France: politiques d'accueil, pratiques administratives et expériences féminines, 1939-1944 », membre de l'association Laboratoire Itinérant de Recherches sur les migrations et les luttes sociales (L.I.R.). Thomas Van-de-Walle, puis Martine Sin Blima-Barru, responsable du département Archivage électronique et archives audiovisuelles des Archives nationales, ont également suivi le projet.

    2 Yvan Gastaut et Laurence Bourgade ont interrogé respectivement Aloys Carton et les époux Jean et Josée Frouin.

  • Présentation du contenu :

    Présentation de la problématique de la campagne

    Le projet « Histoire et mémoires de l'immigration : mobilisations et luttes pour l'égalité, 1968-1988 » initié en 2012 et achevé en 2015, a permis le recueil de témoignages filmés d'un corpus de 31 témoins représentatifs de l'histoire du militantisme social, culturel, intellectuel et politique autour de la question de l'immigration en France. Ont été interrogés des femmes et des hommes qui, par leur parcours, ont joué un rôle dans les mobilisations et les luttes pour l'égalité et ont contribué au changement des représentations des immigré-e-s.

    Le choix de la période retenue, 1968-1988, n'est pas anodin. Ces 20 années, qui couvrent une partie des «années 68» et le premier septennat de François Mitterrand, ont été le théâtre de nombreuses luttes et mobilisations pour l'égalité des droits et la dignité ainsi que la reconnaissance des immigrés et de leurs enfants1. Avec ce basculement d'une décennie à l'autre, il s'agissait aussi d'observer les évolutions et les continuités dans ces luttes, le croisement des générations, notamment les différences et les similitudes entre deux âges du militantisme de l'immigration : celui des premiers immigrés et celui de leurs enfants, nés ou éduqués en France. En retenant ces bornes chronologiques, Génériques souhaite mener une réflexion autour de 1968 et sur les notions de continuités, césure, et de transition.

    Il est important de préciser que le contexte international et la lutte pour la démocratie apparaissent dans de nombreux témoignages - la guerre d'Algérie, la répression au Maroc, l'Estado Novo de Salazar et la Révolution des Œillets au Portugal, la question palestinienne, les dictatures en Amérique latine (Chili, Argentine..), la lutte anticoloniale, etc... Même si la question des luttes dans le contexte international ne constitue pas la problématique première de la campagne, ces croisements impactent les mobilisations et luttes en France, plus précisément dans les expériences et les formes de militantisme des témoins. Ces croisements témoignent aussi du lien fort qu'entretiennent certains militants engagés pour l'égalité des droits des immigrés en France et la lutte contre les régimes en place dans les pays d'origine.

    Le choix de l'année 1988 peut paraître moins évident. Il a fait l'objet de longues discussions au sein de l'équipe de Génériques et du comité de pilotage. Plusieurs facteurs concomitants justifient ce choix. Tout d'abord, le retour de la gauche au pouvoir, qui marque l'échec de dispositifs jugés discriminatoires et restrictifs envers les immigrés et leurs familles (réforme du code de la nationalité et lois sur l'entrée et le séjour des immigrés). De plus, l'année 1988 marque un tournant dans les politiques publiques envers les immigrés, lorsque que « intégration » devient le terme officiellement consacré pour définir la politique qualifiée jusque-là d'insertion2. Du côté des associations, les États généraux de l'immigration, organisés par des associations dites de l'immigration, et qui se tiennent à Saint-Denis en mai 1988, placent la question de la mémoire au cœur des débats. Ceux-ci tournent alors autour de la question de la sauvegarde de la mémoire des trois marches pour l'égalité et contre le racisme de 1983, 1984 et 1985. Un autre facteur décisif dans le choix de l'année 1988 sont les scores élevés du Front national aux élections présidentielles de mai 1988 (près de 15%). Au-delà de l'actualité des années 1968 et 1988, ces bornes chronologiques permettent aussi de croiser les sources écrites classées par Génériques, de nombreux fonds d'associations ou de particuliers actifs dans cette période3 dont certains ont été interrogés dans le cadre de cette campagne4.

    1 La période est notamment marquée par les grèves et manifestations de mai-juin 1968, les grèves dans les usines, les mobilisations dans les foyers SONACOTRA, les mobilisations dans les bidonvilles et cités de transit, les comités, collectifs, et mouvements de travailleurs immigrés, les mobilisations contre les lois et circulaires Marcellin-Fontanet, Bonnet, puis Pasqua, les mobilisations contre les expulsions, les mobilisations contre les crimes racistes, la Marche pour l'égalité et contre le racisme, Convergence 84, les mobilisations pour le droit de vote des étrangers. Sur les luttes de l'immigration, voir Migrance n°25 52005), Migrance n°41 (2013).

    2 Claude Évin, ministre de la Solidarité nationale, déclarait en juin 1988 devant le conseil d'administration du Fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS) : « Les étrangers qui résident actuellement en France y resteront, chacun en est aujourd'hui conscient ; parlons donc maintenant d'intégration plutôt que d'insertion».

    3 Par exemple le Fonds de l'Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) classé par Génériques et déposé aux Archives nationales (voir l'inventaire sur Odysséo : http://odysseo.generiques.org/resource/a011426697543qv4b15)

    4 Vasco Martins avait par exemple mis à disposition de Génériques un important fonds de périodiques portugais imprimés en France qui a été numérisé et est librement consultable dans le portail Odysséo.

    Sélection des témoins

    Plusieurs critères ont été retenus afin de parvenir à obtenir un large panel de témoins, avec la difficulté à réunir l'ensemble de ces derniers autour de 31 témoins seulement.

    • souci de parité : 11 des témoins sont des femmes - afin de mettre en lumière le rôle encore souvent occulté des femmes dans les sources (orales et écrites) de l'histoire de l'immigration et des luttes.
    • approche selon le pays d'origine et la nationalité des acteurs : un panel large des nationalités mobilisées lors de ces luttes, acteurs immigrés mais aussi non-immigrés: parmi les témoins figurent des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Sénégalais, des Latino-Américains, des Portugais, des Français de toutes origines, un Égyptien d'origine palestinienne, un Italien, une Turque, et un Vietnamien.
    • échelle géographique large avec une approche régionale (Île-de-France, Lorraine, Alsace, Aquitaine...)
    • changement d'échelle autour des acteurs et diversités des regards: leaders, militants anonymes ou « compagnons de route ». Une attention particulière a été portée sur le fait de ne pas interroger que des personnes dont on dispose par ailleurs de nombreux témoignages, tout en conservant l'impératif de représenter les grands moments de mobilisation.
    • changement d'échelle entre structures nationales tels que les syndicats ouvriers et structures locales ou régionales (radio Gazelle à Marseille), mais aussi entre événements nationaux (Mai 68, Marche pour l'égalité et contre le racisme...) ou des actions locales (la Maison peinte de la Cimade à Nanterre)
    • temporalité : des témoignages nous permettent de traverser notre cadre chronologique. D'autres mettent en évidence le croisement intergénérationnel des mobilisations («des luttes des «travailleurs immigrés» dans les années 1970 aux luttes de la «seconde génération» dans les années 1980)
    • représentativité des niveaux sociaux : étudiants, travailleurs, intellectuels, institutionnels etc...
    • représentativité associative, politique et syndicale (groupes autonomes comme le Mouvement des travailleurs arabes, syndicats ouvriers, partis politiques, collectifs, mouvements d'extrême-gauche).

    Les témoins ont été interrogés une fois avec deux exceptions pour Driss El Yazami et Albano Cordeiro qui ont été revus pour approfondir ou poursuivre l'entretien. A noter aussi qu'un couple, Jean et Josée Frouin, qui a milité ensemble, notamment à la Ligue des droits de l'Homme, a souhaité témoigner au cours d'un même entretien.

  • Information sur le traitement :

    Les entretiens sont présentés ci-après dans l'ordre de leur réalisation. Chaque entretien a fait l'objet d'une fiche chrono-thématique qui apermi d'établir le chapitrage des entretiens présentés dans cet instrument de recherche.

  • Conditions d'accès :

    Ces entretiens sont consultables à Génériques (sur rendez-vous), aux Archives nationales et à la Bibliothèque de documentation internationale contemporiane.

    Un extrait de chaque témoignage est consultable dans Odysséo.

  • Conditions d’utilisations - Droits :

    Pour toute demande d'utilisation, veuillez contacter Génériques.

  • Autre instrument de recherche :

    Collection numérisée de dessins et peintures de Maria Amaral consultable sur Odysséo: http://odysseo.generiques.org/resource/a0114737818202jPLQL

    Collection numérisée de photographies de Maria Amaral consultable sur Odysséo: http://odysseo.generiques.org/resource/a011473778809PW4B3t

  • Sources complémentaires :

    L'absence de témoins espagnols dans cette campagne s'explique par sa complémentarité avec la campagne "Mémoires du réseau associatif espagnol" mené par la Fédération d'associations et centres d'émigrés espagnols en France (FACEEF) également consultables en ligne dans Odysséo.

    Consulter le Fonds d'archives audiovisuelles de la Fédération d'associations et centres d'émigrés espagnols en France (FACEEF).

  • Bilbiographie :

    Bilbiographie indicative

    - 1983. La Marche pour l'égalité et contre le racisme, Migrance, n° 41, Éditions Mémoire-Génériques, premier semestre 2013.

    - « 1972 2002. Les grandes étapes de la politique migratoire », in Plein droit, n° 53-54, 2/2002 , pp.27-36.

    - Abdallah (Mogniss), J'y suis, j'y reste! Les luttes de l'immigration en France depuis les années soixante, éditions Reflex, 2001.

    - Abdallah (Mogniss), Rengainez on arrive ! Chronique des luttes contre les crimes racistes et sécuritaires, Edition Libertalia, Paris, 2012.

    - Abdallah (Mogniss), «1983 : La marche pour l'égalité», in Plein Droit n° 55, décembre 2002

    - Barou (Jacques), Travailleurs africains en France, Presses Universitaires de Grenoble - Publications orientalistes de France, Collection Actualités Recherches, 1978.

    - Bernardot (Marc), Loger les immigrés. La Sonacotra : 1956-2006, Bellecombe-en-Bauges, Éditions du Croquant, 2008.

    - Bouamama (Saïd), Dix ans de marche des Beurs, Desclée de Brouwer, 1994.

    - Boubeker (Ahmed) et Hajjat (Abdellali) (dir.), Histoire politique des immigrations (post)coloniales. France, 1920-2008, Editions Amsterdam, 2008.

    - Bouzid, La Marche: Traversée de la France profonde, Paris, Sindbad, coll.«Les grands documents de Sindbad», 1984.

    - Convergence 84, La ruée vers l'égalité, Editions Mélanges, Paris 1985.

    - Dedieu (Jean-Philippe), La parole immigrée. Les migrants africains dans l'espace public en France (1960-1995), Paris, Klincksieck/Les Belles Lettres, 2012.

    - Fiévet (Michel), Le livre blanc des travailleurs immigrés des foyers. Du non-droit au droit, Paris, CIEMI & L'Harmattan, 1999.

    - Gastaut (Yvan), "Français et immigrés à l'épreuve de la crise (1973-1995)", in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, n°84, 4/2004, pp.107-118.

    - Gordon (Daniel), Reaching Out to Immigrants in May 68: Specific or Universal Appeals?, in Julian Jackson, Anne Louise Milne & James S. Williams (eds.), May 68: Rethinking France's Last Revolution, London : Palgrave Macmillan, 2011, pp. 93-108.

    - Gordon (Daniel), Immigrants and Intellectuals. May '68 & the Rise of Anti-Racism in France, Merlin Press, 2012.

    - Hajjat (Abdellali), La Marche pour l'égalité et contre le racisme, Éditions Amsterdam, Paris, 2013

    - Hargreaves (Alec G.), McKinney (Mark), Post-colonial cultures in France, Routledge, 1997.

    - Hervo (Monique), Chroniques du bidonville : Nanterre en guerre d'Algérie, Paris, Seuil, 2001.

    - Hmed (Choukri),« Contester une institution dans le cas d'une mobilisation improbable: la «grève des loyers» dans les foyers Sonacotra dans les années 1970 », in Sociétés contemporaines, n° 65,1/2007, pp.55-81.

    - Hmed (Choukri), « Sonacotra cédera! », in revue Agone, n°40, 2008, [En ligne], mis en ligne le 16 septembre 2010. URL: http://revueagone.revues.org/57. Consulté le 02 octobre 2012. DOI: 10.4000/revueagone.57

    - Immigration et luttes sociales : filiations et ruptures (1968-2003).in Migrance 25, Éditions Mémoire-Génériques, troisième trimestre 2005.

    - Jazouli (Adil), L'action collective des jeunes maghrébins de France, Paris, IEMI/L'Harmattan, 1986.

    - Les femmes de l'immigration, XIXe-XXe siècles, Migrance, n° 42, Éditions Mémoire-Génériques, second semestre 2013.

    - Liora (Israël), "Faire émerger le droit des étrangers en le contestant, ou l'histoire paradoxale des premières années du GISTI", in: Politix. Vol. 16, n°62, Deuxième trimestre 2003, pp. 115-143.

    - Pigenet (Michel), Tartakowsky (Danielle), Histoire des mouvements sociaux, France, 19e-21e siècles, Paris, La Découverte, 2012.

    - Pitti (Laure ), « Les luttes centrales des O.S. immigrés », in Plein droit, n° 63, 4/2004 , p.43-47.

    - Quiminal (Catherine), Gens d'ici, gens d'ailleurs. Migrations Soninké et transformations villageoises, Paris, Christian Bourgois, 1991.

    - Sayad, (Abdelmalek ), La double absence, Seuil, Paris, 1999.

    - Spire (Alexis) , Etrangers à la carte : L'administration de l'immigration en France (1945-1975), Grasset & Fasquelle, Paris, 2005.

    - Zancarini-Fournel (Michelle), « Généalogie des rébellions urbaines en temps de crise (1971-1981) », in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, n° 84, 2004/4, pp. 119-127.

    - Zancarini-Fournel (Michelle), « La question immigrée après 68 », in Plein droit n° 53-54, 2/2002, pp.3-7.

  • Organisme : Association Génériques
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