Electric and Musical Industries (EMI) - Catalogue arabe Pathé Marconi (collection numérisée d'affiches)

  • Cote :

    4000-4027

  • Date :

    [194]- ?]

  • Description physique :

    Nombre d'unités de niveau bas : 28

    Genre/Carac. phys. : Document iconographique

  • Nature du contenu : affiches
  • Langue :

    Langue du texte : français

  • Origine : Industries musicales et électriques Pathé Marconi. Pathé Marconi EMI. Electric and Musical Industries (EMI)
  • Biographie ou histoire :

    Présentation du producteur

    En 1899, la Gramophone Company créée La voix de son maître (dont le logo est une reprise du tableau de Francis Barraud). En 1931, naissent les Electric and Musical Industries (EMI), fruit de la fusion de la Gramophone Company et de la Columbia Graphophone. En France, la société prend le nom d'Industries musicales et électriques Pathé Marconi, puis en 1972 le nom de Pathé Marconi EMI, qui devient EMI France en 1990, puis EMI Music France en 1994.

    La société EMI regroupe des labels ; Disques Pathé est un label et Industries musicales et électriques Pathé Marconi est le distributeur français. Cairophon, mentionné à deux reprises pour les artistes Nour El Houda et Mohamed Abdel Wahab, est un distributeur égyptien.

  • Histoire de la conservation :

    Les 27 affiches présentées ont été remises par EMI Music France à Génériques en 2008 lors des recherches menées pour l'exposition Générations. Un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France (Archives municipales de Lyon, 2009 ; Cité nationale de l'histoire de l'immigration, 2009-2010).

  • Présentation du contenu :

    Le catalogue arabe de Pathé Marconi

    À l'instar de Pathé Marconi, les grandes entreprises d'édition discographique, qu'elles soient basées en France ou en Algérie, pressent leurs disques à Paris pour bénéficier des technologies d'enregistrement les plus avancées. Dès l'entre-deux guerre en France, il se forme alors des circuits de production musicale spécifiques à la chanson maghrébine, qui poursuivent leur activité jusqu'à la fin des années soixante-dix. Le marché du disque d'expression arabe et berbère se divise entre plusieurs grandes maisons de disques françaises concurrentes de Pathé, soient Philips, Barclay, Decca mais également des sociétés algériennes telles Safi ou Oasis.

    Le catalogue arabe de Pathé Marconi propose autant les chanteurs moyen-orientaux comme Mohamed Abdelwahab et Oum Kaltoum que les chanteurs de l'immigration comme Slimane Azem et Oukil Amar. Il est fondamental d'analyser l'influence moyen-orientale sur le répertoire maghrébin : la rumba de Cheikh El Hasnaoui avec Bnat essohba (Les filles de compagnie), le Chachacha d'Abdelwahab Agoumi avec Malek Haïrana (Pourquoi es tu inquiète?) ou lejazzde Mohamed El Kamal avec Tictac qui domine aux cours des années trente et quarante disparaissent au profit de l'influence de la musique égyptienne. Ce courant favorise l'introduction d'orchestres orientaux dans la chanson de l'exil. Au cours des années cinquante, cette rupturestylistique est favorisée par le succès du cinéma égyptien composé de nombreuses comédies musicales diffusées dans les cinémas communautaires en France et certainement par la réappropriation des modes musicaux andalous par les chanteurs kabyles de l'exil adaptés à la poésie de Si Mohand U Mhand, grand poète kabyle de la fin du XIXème

    Le catalogue arabe de la maison Pathé Marconi est composé aujourd'hui selon les estimations de Génériques de plus de 2000 titres sur support 78 tours et de plus de 3000 titres sur support analogique (bandes).

    Illustrations et photographies :

    Les affiches des années 1950-1960 sont principalement signées Gaston Girbal (1888-1978), affichiste pour spectacles et revues musicales dans son atelier du 27 rue Piat à Paris. D'autres ont été dessinées par Alain Carrier (né en 1924 à Sarlat), illustrateur et publiciste. Une affiche (Salim Halali) est signé Badia-Vilato, affichiste espagnol exilé en France pendant la Guerre d'Espagne. Certains portraits ont été réalisés au studio de photographie Harcourt (Paris), connu pour ses portraits en noir et blanc au jeu d'ombre et de lumière, de personnalités du monde artistique. Le Studio Vallois, studio spécialisé dans les portraits, est également mentionné. Dans les années 1960, c'est le photographe tunisien Abdelhamid Kahia (Tunis, 1926-2008) qui immortalise la chanteuse Niama. Enfin pour les années 1970-1980, les portraits de Karim Kacel et Rachid Bahri ont été réalisés par des photographes Bernard Leloup et Benjamin Auger, ayant débuté dans les années yé-yé (et au magazine Salut les copains).

  • Conditions d'accès :

    Communicable (Images numérisées consultables sur Odysséo)

  • Sources complémentaires :

    Hna Lghorba : Nous sommes l'exil, coffret trois CD Platinum Collection, produit par Génériques et EMI Musique France, 2008 : ce coffret retrace les musiques et chansons des maîtres de la chanson maghrébine en France de 1937 à 1970.

  • Bilbiographie :

    Bibliographie

    Yahi (Naïma), "L'aventure artistique du catalogue arabe Pathé Marconi, 1950-1970", in Ecarts d'identités, "La Chanson maghrébine de l'exil en France, 1950-1970", n° spécial, 2009.

  • Organisme : Génériques (Paris, France)
  • Mots-clés