Association Tamazgha (fonds d'archives)

  • Date :

    [1990]-2008

  • Localisation physique : Les archives sont conservées au siège de l'association pour une part et stockées chez quelques membres pour une autre part équivalente en volume.
  • Description physique :

    Description physique : 82 articles + (l'équivalent conservé chez les membres ) + articles en vrac non cotés.

    Nombre d'unités de niveau bas : 124

    Genre/Carac. phys. : Document d'archives

    Support : Autocollants, tracts, affiches, photographies, cassettes audio et vidéo, CD, archives électroniques (fichiers zippés, fichiers audio mp3, fichiers numériques, photographies scannées), tissus, banderoles et drapeaux.

  • Nature du contenu : iconographie ; archives sonores ; archives audiovisuelles ; Recherche détaillée ; Archives associatives ou de collectifs
  • Langue :

    Langue du texte : français ; tamazight (langue berbère)

  • Biographie ou histoire :

    Présentation du producteur

    L'association Tamazgha est créée en 1993 par un groupe d'étudiants de la section berbère de l'INALCO, autour d'enseignants-chercheurs venant de toute l'Afrique du Nord et pas seulement kabyles.

    Il existait déjà quelques associations berbères mais toutes étaient kabyles se reconnaissant comme algériennes. De plus, elles étaient soit trop folkloriques soit trop impliquées dans la politique algérienne. Tamazgha est donc née de la volonté de sortir la question berbère des États et des régions, de la « kabylisation », de la folklorisation et de la politisation.

    L'association est déclarée en préfecture le 25 février 1993 (parution au Journal officiel du 3 mars 1993).

    A ses débuts, les membres de Tamazgha se réunissent à l'INALCO puis leur « QG » devient la librairie militante et spécialisée dans le domaine des éditions berbères, tenue par un membre de l'Académie berbère

    L'Académie berbère est une association culturelle créée en 1966 autour de la personne de Mohand-Aârav Bessaoud, par de jeunes berbères – des Kabyles pour la plupart, des intellectuels, des artistes et des journalistes, tous soucieux de remettre le tifinagh en usage. Rebaptisée Agraw Imazi?en (« Assemblée berbère ») en 1967, elle est finalement dissoute en 1978.

    qui accepte d'y domicilier l'association. Lorsque celui-ci décède en 1994, les membres de Tamazgha se mobilisent individuellement pour continuer de la faire vivre.

    L'association se réunit jusqu'en 1998, date de sa fermeture, au centre social « Notre maison » dans le 14e arr. Elle intègre alors, sous bail commercial, un local attenant à la librairie qui vient de se libérer.

    Outre son siège, situé au 47 rue Bénard dans le 14e arrondissement de Paris, Tamazgha comprend aussi deux sections à Valenton (Val-de-Marne) et à Toulouse (Haute-Garonne).

    A partir de 2001, la mairie du 14e met à disposition des associations des locaux qu'il est possible de réserver. Par ailleurs, Tamazgha partage un local de l'OPAC avec d'autres associations locataires.

    Tamazgha contribue au mouvement de lutte pour la reconnaissance des droits identitaires et linguistiques, politiques et sociaux des Imazighen (Berbères) à travers Tamazgha (Berbérie), leur pays. Ainsi elle s'inscrit dans le combat des Imazighen pour la reconquête de leur souveraineté.

    Elle œuvre aussi à la promotion et au développement de la langue et de la culture amazighe (berbère) en orientant une part de son activité sur l'enseignement de tamazight (langue berbère) ; sur la publication ; en organisant expositions, débats et conférences autour de thèmes ayant trait à la question amazighe.

    Tamazgha étant installée en France, elle contribue également à la promotion et au développement des langue et culture amazighes (berbères) en France mais aussi à défendre les droits linguistiques et culturels des Imazighen dans l'Hexagone. Elle œuvre pour l'enseignement officiel de Tamazight par l'Éducation nationale française.

    Tamazgha se veut aussi un espace de communication, de débat et de rencontre entre les différentes composantes amazighes (berbères). Elle s'intéresse à l'ensemble des combats et luttes des peuples pour leurs libertés et leurs droits fondamentaux. Elle est solidaire de ces peuples et de leurs combats.

    Le combat amazigh participe de la grande résistance en cours à la mondialisation destructrice de nos cultures au profit du seul ordre marchand.

    Les Berbères étant répartis depuis toujours sur un espace nord-africain de 5 millions de km², Tamazgha ne reconnaît pas les États du Maghreb, les considérant comme illégitimes puisque leurs frontières ont été instituées par l'État français colonial.

    Tamazgha revendique la laïcité et, à ce titre, ne se sent pas particulièrement concernée par la cause musulmane. Aussi, regrette-t-elle le catalogage lié au culte et l'assimilation identitaire et refuse d'être, par exemple, intégrée au futur Institut des Cultures de l'Islam (Centre de préfiguration ouvert dans le quartier de la Goutte d'Or).

    Parmi les activités de Tamazgha, on peut citer : l'organisation annuelle d'un cycle de conférences-débats relatives aux nombreux domaines que recouvre la question amazighe (berbère) ; l'organisation d'expositions sur différents thèmes ayant trait à la question amazighe ; l'organisation d'un cours de langue et de civilisation berbères et l'élaboration d'un cours par correspondance (dispensés par des diplômés de l'INALCO) ; l'édition d'une revue culturelle et scientifique berbère intitulée “Imazighen ASS-A” (Berbères aujourd'hui) ; la publication également d'un bulletin d'information « Kilkzanfu » ; l'animation d'un groupe de paroles pour des femmes berbères (développement personnel et de l'estime de soi pour des primo-arrivantes souvent diplômées mais au chômage) ; l'animation d'un atelier de danses berbères ; l'animation d'un Atelier de théâtre. L'association a également, en projet, un atelier de création artistique pour enfants (marionnettes, théâtre, poterie,...).

    On peut également citer des activités organisées à date anniversaire comme, par exemple, le 12 janvier qui fête « Yennayer » c'est-à-dire le 1er jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers la Numidie ainsi qu'au 1er jour de janvier du calendrier julien. Autre exemple : le 20 avril fête le « Printemps berbère » en référence aux manifestations ayant eu lieu en Kabylie et à Alger à partir de mars 1980 et réclamant l'officialisation de la langue tamazight et la reconnaissance de l'identité et de la langue berbère en Algérie. Il s'agissait aussi du premier mouvement populaire d'opposition aux autorités depuis l'indépendance du pays en 1962. Mais cette date commémore aussi le « Printemps noir », nom donné aux violentes émeutes qui ont éclaté en Kabylie et leur répression par l'armée algérienne entre avril 2001 et avril 2002.

    Tamazgha est une association culturelle ouverte à tous et il n'est pas obligatoire d'adhérer à l'association pour participer à ses activités. En revanche, pour en devenir membre, il est important de connaître son engagement idéologique et politique.

    Aujourd'hui, l'association comporte environ 150 adhérents et ne gère pas de personnel salarié. A une période de son histoire, pendant deux-trois ans, elle a disposé d'un salarié en contrat emploi-jeune.

    Pour assurer l'encadrement de certaines activités (groupe de parole, animations pendant les vacances d'été, etc.), Tamazgha peut faire appel à des personnes extérieures.

    Tamazgha a, dans son réseau, de multiples partenaires à l'échelon local, national mais aussi international.

    Au sein de la section des ONG de l'UNESCO, le Bureau européen pour les langues les moins répandues (BELMR

    European Bureau for Lesser-Used Languages ou EBLUL : http://www.eblul.org/

    ) est un point de rencontre, au sein de l'Union européenne, pour les groupes linguistiques autochtones ou historiques minoritaires, les organismes de l'administration centrale, régionale ou locale impliqués dans la défense de ces langues (le cas échéant) et les principales organisations bénévoles actives dans la promotion de ces langues. La mission du Bureau est, en effet, de promouvoir les langues régionales ou minoritaires autochtones des pays de l'Union Européenne et les droits linguistiques de ceux qui parlent ces langues

    Les membres du BELMR sont au nombre de deux pour chacun des 13 comités nationaux au sein de l'Union européenne - Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède (EUR).

    .

    Tamazgha entretient ainsi des relations avec les « peuples en lutte » (Breizh / Bretagne, Corsica / Corse, Eukadi / Pays basque, Kurdistan, Occitanie, Peuples de l'Hexagone) et, par exemple, avec les Bretons par le biais du Conseil Culturel de Bretagne (ou CCB) qui, lié par convention à la Région Bretagne, agit à l'échelle des cinq départements bretons (région administrative Bretagne et Loire-Atlantique) et constitue l'antenne bretonne du

    Bureau Européen pour les langues moins répandues

    . D'autre part, il participe au Festival du film de Douarnenez qui, au travers de sa programmation, des débats et réunions qu'il organise, comporte un caractère engagé.

    « Créé en 1978, le Festival de Douarnenez diffuse depuis ses débuts des filmographies méconnues autour, notamment, des questions identitaires : combats pour le territoire, pour la langue et la culture, pour un statut politique, pour la dignité tout simplement. Sont donc aussi étudiées toutes les autres facettes des cultures invitées : littérature, photographie, musique, cuisine, sans oublier les jeunes spectateurs. La programmation interroge également d'autres pans de nos sociétés (femmes, prisons, immigration, mondialisation... ) ou des volets liés aux droits de l'homme (Afghanistan, Tchétchénie...).

    Depuis 1999, il existe un centre de ressources consacré aux minorités et à leur cinéma (Fonds Peuples et minorités

    Le fonds « Peuples et Minorités » comprend les films sélectionnés et présélectionnés des derniers festivals.

    ), ainsi qu'au cinéma en Bretagne (Fonds Bretagne) »

    http://www.festival-douarnenez.com/fr

    .

    L'association noue également des contacts avec des associations locales comme Afrique Partenaires Services, également située dans le 14e arr. de Paris

    L'association Afrique Partenaires Services est localisée à l'adresse suivante : 3 rue Wilfrid Laurier 75014 Paris.

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    Les relations avec les autres associations berbères sont plus rares. Depuis 1996, Tamazgha propose de rassembler tout le monde à l'occasion du Printemps berbère mais il n'y a pas vraiment d'engouement pour une action commune.

    L'association a pu réaliser quelques projets grâce à des subventions obtenues du FSE (Groupe de parole), de la Ville de Paris (appel à des artistes pour des animations estivales), du FASILD (exposition organisée en 1998-1999).

  • Histoire de la conservation :

    Historique de la conservation

    Une première prise de contact avait été établie à la fin 2006 entre Tamazgha et Génériques puis relancée à la fin 2007. Un état des lieux des archives conservées dans le local de Tamazgha a pu se réaliser en février 2008 mais, l'ensemble des archives n'ayant pu être réunies pour cette occasion, celui-ci s'avère encore incomplet. Il est donc convenu d'organiser une seconde séance de travail afin de finaliser le récolement et de prendre en charge la collection d'affiches le temps de les numériser.

  • Présentation du contenu :

    Présentation du contenu

    Au sein de Tamazgha, quelques tentatives de classement et d'inventaire (vers 1997-1998) des archives se sont succédées mais sont restées vaines ou isolées. Le répertoire méthodique présenté, ici, est le résultat d'un classement intellectuel des articles élaboré à partir du récolement effectué dans les locaux de Tamazgha. Il présente, selon un plan de classement théorique, une description sommaire des articles avec pour dates extrêmes des valeurs indicatives. Enfin, même si, depuis sa création, l'association a pu conserver l'ensemble de ses archives a priori sans perte, sans élimination sauvage, sans accident de type incendie ou inondation, il faut signaler que la description du fonds s'avère pour le moins lacunaire étant donné qu'une partie des archives n'a pu être récolée. L'instrument de recherche reste donc à compléter.

    Les archives décrites, ici, peuvent se décomposer en trois grands ensembles. Une première partie regroupe l'ensemble des documents ayant trait à l'organisation de l'association dans sa structure, son administration et son fonctionnement. Les documents issus de l'administration sont d'ailleurs sous-représentés ; ils doivent être en majorité conservés chez les membres : comptes rendus d'AG - une par an, élective tous les 2 ans - notes manuscrites ou comptes-rendus informels des réunions du CA et du bureau et, plus récemment, les enregistrements audio des réunions.

    Une seconde partie comprend les documents intéressant plus particulièrement les activités associatives, de Tamazgha soit qu'elle organise, seule ou en partenariat, soit auxquelles elle participe. En outre, les niveaux d'intervention peuvent être d'ordre local, national ou international. Certaines actions de soutien peuvent ne pas être représentées par les archives, par exemple : l'envoi de masques, chaque année, pour encourager et développer la tenue d'un carnaval... Il est à noter que Tamazgha conserve, en partie, les archives du Congrès Mondial Amazighe

    Site Internet du CMA : http://www.congres-mondial-amazigh.org/

    . Cette particularité s'explique par le fait qu'elle est à l'origine de la création de cet organisme.

    Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) est une organisation internationale non gouvernementale (ONG) regroupant des associations socioculturelles et de développement amazighes aussi bien de Tamazgha (Afrique du Nord) que de la diaspora.

    Le CMA a pour mission de porter la revendication amazighe au niveau international en informant et en sensibilisant l'opinion publique internationale, les peuples, les États démocratiques et les ONG œuvrant dans le domaine des droits de l'homme, et en interpellant les organisations internationales officielles telles que l'ONU, l'Union Européenne, le Conseil de l'Europe et l'Union Africaine.

    Le CMA s'est également donné le rôle de coordonner et soutenir les actions et projets des organisations de la société civile et des militants œuvrant sur le terrain, dans le domaine de la défense et la promotion des droits des citoyens amazighs.

    Le Congrès Mondial Amazigh est né de la volonté des Imazighen (Berbères) de se doter d'une structure de coordination et de représentation à l'échelle internationale, indépendante des États et des partis politiques.

    Cette idée a été concrétisée au début du mois de septembre 1995 à St-Rome de Dolan (France) lors d'un pré-congrès qui a réuni une centaine de délégués d'associations amazighes, venus des pays de Tamazgha (Afrique du Nord), d'Europe et d'Amérique. Cette rencontre historique a donné naissance à une organisation internationale appelée Congrès Mondial Amazigh (CMA) dont le siège se trouve à Paris (France).

    En 1999, deux groupes se disputent au sein du CMA. La Justice intervient pour reconnaître l'une des parties apte à représenter le CMA. La scission entérinée, Tamazgha, à l'origine du CMA, s'en retire définitivement.

    Par ailleurs, et en complément du reste, Tamazgha s'implique aussi dans les activités de publication : une revue publiée (env. 30-36 pages), un bulletin d'information : 4 titres se sont succédés (mais n'ont jamais co-existé) à des rythmes irréguliers, selon l'actualité et surtout la disponibilité des bénévoles, des communiqués et, enfin, des rapports : un certain nombre de rapports sont rédigés dans le cadre de la participation de Tamazgha aux comités de l'ONU sur les Droits économiques et socio-culturels et l'élimination des discriminations racistes. Il s'agit de contre-rapports à ceux des États ; par exemple, le rapport sur la question berbère en Algérie (CMA).

    En dernier lieu, il faut signaler la proportion importante de documentation comprise dans le fonds. Elle résulte, notamment, des échanges et relations entretenus avec les autres mouvements ou organismes. Outre la documentation «classique» reçue (communiqué, tract, revue, plaquette, publicité, ouvrage....), il est à noter la présence d'une collection quasi-complète de la revue de l'Académie berbère, association culturelle créée en 1966 autour de la personne de Mohand-Aârav Bessaoud, par de jeunes berbères des Kabyles pour la plupart, des intellectuels, des artistes et des journalistes, tous soucieux de remettre le tifinagh en usage. Rebaptisée Agraw Imaziyen («Assemblée berbère») en 1967, elle est finalement dissoute en 1978. L'Académie berbère proposa un alphabet standard sur la base des tifinagh diffusés au Maroc et en Algérie chez les Kabyles, les Touaregs et les Rifains dans le but de faire revivre une écriture vieille de plusieurs millénaires, et de transcrire l'ensemble des dialectes berbères. Périodiquement, et souvent en tifinagh, elle publiait la revue Imazighen.

    Pour clore cette brève présentation du fonds, il faut encore mentionner la présence de nombreux supports particuliers, à savoir les documents audiovisuels (cassettes audio et vidéo, fichiers numériques, mp3, etc.), les fichiers informatiques, les produits de communication du type autocollants et affiches, les tissus et banderoles, etc. A titre d'exemple, on peut mentionner ici les caractéristiques du drapeau berbère. Emblème des Berbères, le premier drapeau est présenté dans les années 1970 par l'Académie berbère, déjà présentée ci-dessus. En 1998, Tamazgha et le CMA officialisent le drapeau à Tafira dans les Iles Canaries, autrefois peuplées par un ancien peuple berbère, les Guanches.

    Le drapeau est composé de trois bandes horizontales (bleu, vert, jaune) de même largeur et de la lettre Z (aza en tifinagh) en rouge. Chaque couleur renvoie à un élément du Tamazgha, territoire correspondant à l'Afrique du Nord où vivent les Berbères : le bleu représente la mer Méditerranée et l'océan Atlantique ; le vert représente la nature et les montagnes verdoyantes, le jaune représente le sable du désert du Sahara. La lettre Z de l'alphabet tifinagh (le aza ou yaz) représente l'«homme libre» (amazigh en berbère et imazighen au pluriel) nom que se donnent les Berbères. Il est en rouge, couleur de la vie mais aussi couleur de la résistance. Le drapeau berbère symbolise donc le peuple amazigh vivant en harmonie avec sa terre, le Tamazgha.

  • Conditions d'accès :

    Modalités d'accès

    Sur rdv, contacter Tamazgha.

  • Sources complémentaires :
  • Bilbiographie :

    Bibliographie

    • Youbi Mohand Salah. Berbères de France (Guide pratique - Edition 2004), L'Harmattan, Paris, 2004. On y retrouve un glossaire explicitant quelques termes en relation avec la question berbère (comme Amazigh, Berbère, Chaoui, Chleuh, Inalco,... ). Le guide donne les coordonnées classées par département puis par ville des associations culturelles et de solidarité, des médias, des ressources documentaires,...
    • « La question berbère dans le Maghreb contemporain » in Diplomatie - Magazine, 3, mai-juin 2003, p. 75-77.
    • G. Camps. Berbères. Aux marges de l'Histoire, Toulouse, Editions des Héspérides, 1980. Réédité sous le titre : Berbères. Mémoire et identité, Paris, Editions Errances, 1987.
    • S. Chaker. Berbères aujourd'hui, Paris, L'Harmattan, 1998 (réédition revue et augmentée).
    • S. Chaker. « Le berbère », in Les langues de France (sous la direction de Bernard Cer-quiglini), Paris, PUF, 2003, p. 215-227.
    • S. Chaker. « La langue berbère en France » : situation actuelle et perspectives de développement », Enseignement des langues d'origine et immigration nord-africaine en Europe : langue maternelle ou langue d'Etat ? (sous la dir. de M. Tilmatine), Paris, Inalco/Crb-Cedrea, 1997, p. 15-30.
    • ILIKOUD (Ouali). La France et le Berbérisme. [soutenue à Paris VIII en juin 1999 avec comme directeur de thèse : HARBI Mohammed et membres du jury : Omar CARLIER, André AKOUN, René GALLISSOT, Mohammed HARBI].
    • Imazighen ASS-A.« Pacification d'un peuple dérangeant », numéro spécial “Touaregs”.
    • Tafsut n Imazighen. « Journal des événements du Printemps 1980 en Kabylie » (numéro spécial d'Imazighen ASS-A) ; « Standardisation de la langue berbère », actes de la table ronde ayant eu lieu à l'Inalco en 1998.
    • Yennayer. Une publication donnant quelques éléments d'explication du “nouvel an berbère”.
  • Autres données descriptives :

    Exploitation du document

    Index des sigles et abréviations

    Il s'agit, ici, des sigles et autres abréviations cités dans l'ensemble de l'instrument de recherche (introduction, répertoire et récolement, annexes).

    BLMR : Bureau européen pour les langues les moins répandues

    CCB : Conseil culturel de Bretagne

    CMA : Congrès mondial amazigh

    CRB : Centre de recherche berbère (INALCO)

    EBLUL : European Bureau for Lesser-Used Languages

    INALCO : Institut national des langues et civilisations orientales

    ONU : Organisation des nations unies

    OPAC : Office public d'aménagement et de construction

    UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

    Petit lexique de base

    L'objectif n'étant pas d'établir un «dictionnaire franco-berbère», ce petit «index lexical» présente simplement les termes qui apparaissent dans l'ensemble de l'instrument de recherche et qui peuvent nécessiter d'être explicités pour les néophytes.

    Amazigh : Nom berbère signifiant «homme libre» pour désigner le Berbère.

    Tamazgha : Nom berbère désignant l'Afrique du Nord et pouvant se traduire par «pays des Berbères».

    Imazighen : Pluriel d'Amazigh («homme libre»), Berbères

    tamazight : Nom berbère de la langue ; elle couvre une aire géographique immense : Afrique du Nord, Sahara-Sahel ; on la rencontre principalement au Maroc, en Algérie, au Niger et au Mali (pour la variété touareg). Les variétés dialectales sont : touareg, chleuh, kabyle, rifain

    tifinagh : Alphabet lybico-berbère utilisé par les Berbères, essentiellement les Touaregs. C'était autrefois un alphabet consonantique. Il a subi, depuis son origine jusqu'à nos jours, des modifications et des variations inévitables.

    Yennaer : 1er jour du calendrier agraire utilisé par les Berbères de la Numidie antique correspondant aujourd'hui au 12 janvier du calendrier grégorien.

    Guanche : Ancien peuple berbère ayant vécu dans les Îles Canaries.

  • Organisme : Association Génériques
  • Mots-clés