Association pour l'Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs Familles de Paris (AEFTI 75) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

  • Date :

    1971-2001

  • Description physique :

    Nombre d'unités de niveau bas : 149

    Métrage linéaire : 8.50 ml

    Genre/Carac. phys. : Document d'archives

  • Nature du contenu : Recherche détaillée ; Archives associatives ou de collectifs
  • Langue :

    Langue du texte : Français.

  • Biographie ou histoire :

    Présentation du producteur

    L'AEFTI, dont naîtra l'AEFTI 75, est fondée en 1971, dans le contexte de la loi de juillet1971 sur la formation continue.

    Les buts de l'AEFTI sont à la fois la lutte contre l'illettrisme et l'analphabétisme, notamment par la formation, et la promotion du droit à la formation et la qualification de la population immigrée et des publics en difficulté d'insertion.

    Parmi les bénévoles participant à la création de l'association se trouvent des militants communistes, chrétiens progressistes et syndicalistes de la CGT. Le syndicat avait en effet mis en place au début des années 1960 des cours du soir d'alphabétisation pour les travailleurs algériens.

    Ensemble, ils veulent poser la question du droit des travailleurs immigrés à se former, la formation étant le moyen d'obtenir par la suite un travail qualifié. « Le but est de réaliser une alphabétisation qui élève les connaissances, le niveau culturel des immigrés, leur facilite l'apprentissage d'un métier plus complexe, mieux rémunéré, qui leur donne la capacité de participer à toutes les activités sociales, syndicales, économiques et politiques ».

    Statuts de 1971.

    Afin de mettre en place des formations efficaces et de qualité, les membres de l'AEFTI entament une réflexion sur la méthodologie et les outils pédagogiques, avec très peu de moyens, la première subvention n'étant reçue qu'en 1973. « L'AEFTI considère l'alphabétisation comme un enjeu de lutte contre les inégalités sociales et culturelles, une forme de lutte contre le racisme et le moyen d'une prise de conscience d'une identité sociale et politique de la société d'accueil ».

    « AEFTI, un itinéraire de 30 ans, 1971-2001 », hors-série de Savoirs et formation, revue de la fédération AEFTI, septembre 2002.

    Les premiers cours du soir débutent en 1971 dans le 18e arrondissement de Paris. Ces cours, dispensés par des bénévoles, s'adressent aux immigrés adultes déjà alphabétisés dans leur langue d'origine. Les activités démarrent réellement en 1972, suite à une rencontre entre animateurs, linguistes, psychologues, responsables de l'AEFTI et responsables des cours pour les travailleurs immigrés organisés par la CGT. A l'issue de cette rencontre se constitue un groupe de travail, le «collectif des 45 », dont le but est d'élaborer une nouvelle méthode d'apprentissage et d'établir un programme de formation des moniteurs pour 1972-1973.

    L'association étend progressivement ses activités en banlieue parisienne et en province, et rapidement, elle développe ses propres outils et peut engager des salariés en 1976.

    Il n'existe alors qu'une seule structure juridique, l'AEFTI, qui anime notamment en son sein un comité régional Ile-de-France (avec bureau et assemblée générale) et un comité national.

    En 1981 apparaît une structure autonome de l'AEFTI Île-de-France. La «départementalisation de l'AEFTI» en 1983 entraîne l'apparition, avec d'autres, de l'AEFTI75 (installée au 46, rue de Montreuil à Paris) au côté d'une AEFTI Fédération. La professionnalisation s'accélère : les «moniteurs » deviennent des « formateurs » en changeant le niveau de qualification. La structure militante des débuts doit alors faire face à une gestion rendue plus délicate avec l'augmentation du nombre d'heures de cours et de formateurs salariés. S'installe alors les tensions autour de « la question de la formation [...] envisagée par les uns comme une action militante et par les autres comme une action « rentable ».

    « AEFTI, un itinéraire de 30 ans, 1971-2001 », hors-série de Savoirs et formation, revue de la fédération AEFTI, septembre 2002.

    L'AEFTI 75 assurait alors aussi bien des cours en entreprises que des cours du soir, parfois en banlieue parisienne également, mais également déjà auprès d'organismes gestionnaires de la formation professionnelle (ANPE, ASSEDIC, AFPA, congé-formation, DRTEFP-DDTEFP et leurs prédécesseurs) dans l'optique d'une qualification de la main d'oeuvre. Les réfugiés politiques forment un public à part.

    Au cours des années 1990-2000 semblent monter en puissance les bailleurs liés à la gestion des populations immigrées (FAS et organismes successeurs). En parallèle, le passage à la «marchandisation» du financement (passage à la modalité de la réponse à appel d'offre remplaçant la subvention) engendre une crise de réorganisation du secteur de la formation en général. Ce phénomène, au dire des acteurs, a entraîné le renouvellement des équipes et un changement des méthodes mêmes de formation:en 1992, l'AEFTI 75 voit son équipe dirigeante se renouveler complètement.

    En 2000, l'AEFTI 75 quitte les locaux du 46, rue de Montreuil (Paris, 11°) pour s'installer au 231 rue de Belleville. Elle est présidée par Gérard CHEMOUIL.

  • Histoire de la conservation :

    Historique de la conservation

    Dans le cadre du programme européen Equal «lutter contre les discriminations et les inégalités face à l'emploi», Génériques a développé le projet ODYSEE(S) destiné à «former des médiateurs de la mémoire pour lutter contre les discriminations». Fondée sur un partenariat national réunissant l'AEFTI, la FACEEF (Fédération des associations et comités d'Espagnols émigrés en France), le CRPVE (Centre ressources politique de la ville en Essonne) et la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), l'action de Génériques vise à contribuer à la formalisation d'une méthodologie dont l'élaboration passe, notamment, par la mise en place de journées de formation auprès d'associations sur la valorisation et l'exploitation des archives privées de l'immigration.

    GENERIQUES a donc accompagné l'AEFTI 75 dans le traitement de ses archives en essayant de transmettre des outils méthodologiques. Les premiers contacts, l'état des lieux et les propositions de méthode ont été établis et les travaux entamés par Sonia BOUKEROUIS et Eric GERMANY au printemps 2007. Le travail a repris à l'automne de la même année par Babacar FALL et Thierry DALLOIS.

    Les motivations de l'AEFTI 75 et de son directeur Claude VANKEIRSBILCK pour le travail sur les archives étaient doubles : s'inscrire dans une «démarche qualité» en vue d'une certification, obtenue en automne 2007, mais aussi réintroduire la mémoire militante de l'organisation dans la pratique quotidienne, à la fois auprès des formateurs et des apprenants.

    Tatiana SAGATNI et Quentin DUPUIS (GENERIQUES) ont donc proposé des grilles d'analyse permettant la gestion aussi bien des archives courantes que des archives historiques, se trouvant au siège et dans le local «archives».

    Aucun document n'a été détruit. Les cotes sont celles données par l'AEFTI, composées d'un numéro de carton éventuellement suivi d'un numéro et/ou d'une lettre d'un sous-ensemble physiquement identifié.

    Les descriptions réalisées par l'AEFTI 75 ont été clarifiées, mises en forme et classées par nos soins. Nous avons ensuite rédigé une introduction. Toutefois, nous ne présentons ici que les documents historiques repérés, soit 8,5 ml sur les 50 ml repérés dans les locaux.

  • Présentation du contenu :

    Présentation du contenu

    Le travail présenté ici ne couvre que les «archives historiques» se trouvant dans le local dédié aux archives, soit 8,5 ml sur les 50 ml repérés. Celles-ci avaient été placées dans des cartons de déménagement par l'ancienne comptable au moment de son départ.

    Au moment de sa création, l'AEFTI 75 a repris une partie des archives de ses prédécesseurs. On trouvera donc ici traces de l'AEFTI originelle (et de ses composantes) et de l'AEFTI Île-de-France.

    Au cours du transfert de l'AEFTI 75 de la rue de Montreuil vers la rue de Belleville, aucune destruction n'a été opérée délibérément, tout comme au cours du présent travail. Par contre, une inondation avait gravement endommagé une partie des archives anciennes, qui furent ainsi éliminées.

    On trouvera ici, classiquement, des documents de la gestion administrative, du personnel ou du comptable de l'association. Plus rares sont les archives des différentes structures associatives témoignant de l'insertion des AEFTI dans leur réseaux associatifs et syndicales, ainsi que celles sur la conception et le déroulement de stages, documents parfois «anciens».

  • Conditions d'accès :

    Modalités d'accès

    Contacter Génériques à contact@generiques.org ou au 01 49 28 57 75.

  • Sources complémentaires :

    Les sources de l'histoire de l'immigration sont recensées par Génériques, et accessibles depuis Odysséo http://odysseo.generiques.org/.

    Sur les thèmes croisés de la formation et de l'immigration, vous trouverez notamment sur le site de Génériques http://www.generiques.org/archives_privees.html une présentation des fonds d'archives privées suivant :

    • AEFTI Fédération ;
    • AEFTI 93 (Seine-Saint-Denis) ;
    • AMANA ;
    • CIMADE ;
    • CLP : Comité de liaison pour la promotion des Migrants et des publics en difficulté d'insertion;
    • CLAP-IdF (Comité de liaison pour l'alphabétisation et la promotion, délégation Ile-de-France).

    Aux archives municipales de Pontoise se trouve le fonds d'AFIFA (Association française des immigrés pour la formation et l'animation).

    Vous pouvez également contacter les autres AEFTI, dont les coordonnées se trouvent à http://aefti.eu/.

    Concernant les archives de la formation, nous vous conseillons de consulter les sites, guides et bibliographies réalisés par le Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d'éducation populaire (PAJEP, http://www.centres-sociaux.asso.fr/memoires_vives/pajep.htm) et le Groupe d'études - histoire de la formation des adultes (GEFHA, http://gehfa.com).

  • Bilbiographie :

    Bibliographie

    L'AEFTI 75 a publié épisodiquement une gazette sur la vie interne de l'association ;

    L'AEFTI Fédération publie la revue Savoirs et Formation, ainsi que des Bulletins inter-AEFTI ;

    Voir spécialement le hors-série de Savoirs et formation« AEFTI, un itinéraire de 30 ans, 1971-2001», septembre 2002.

    Le GEHFA tient à jour une bibliographie sur l'histoire de la formation des adultes : voir http://gehfa.com/4_Bibliographie/majBibliographie.htm

  • Autres données descriptives :

    Commentaire

    Outre fournir une source pour écrire l'histoire de la structure militante et de la mise en oeuvre des principes directeurs affichés, et au-delà de l'intérêt pour l'histoire de la formation, on trouvera notamment dans ce fonds un exemple de l'évolution des structures de soutien aux travailleurs immigrés et de leurs actions sur un temps long au regard de l'histoire de l'immigration.

    Exploitation du document

    Table des sigles & abréviations

    Nous développons les sigles sans avoir nous-même décrit ou vu les documents. Nous ne pouvons donc qu'effectuer des suppositions en fonction de la vraisemblance.

    ADEF : Association pour le Développement des Foyers.

    AEFTI : Association pour l'Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs Familles.

    AFEC : Organisme de formation et d'insertion professionnelle.

    AFPA : Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (organisme de formation).

    AFTAM : Association pour la formation des travailleurs africains et malgaches (hébergement et promotion sociaux, accompagnement médico-social).

    AG : Assemblée générale.

    AGRR : Association Générale de Retraite par Répartition.

    ALPHA : Alphabétisation (type de formation).

    ALJT : Association pour le Logement des Jeunes Travailleurs (hébergement social).

    ANPE : Agence Nationale Pour l'Emploi.

    AOIP : Association des Ouvriers en Instruments de Précision (coopérative de production).

    AREF : Allocation d'aide au Retour à l'Emploi Formation.

    ASFOREC : Assistance formation recrutement (organisme de formation).

    ASSEDIC : Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce.

    BIMP : Banque Industrielle et Mobilière Privée.

    CCFP : Centre de Coordination de Formation professionnel (organisme paritaire collecteur agrée-OPCA- de l'économie sociale pour la formation professionnelle).

    CFPC : Centre de formation de la profession comptable OU Centre français du patronat chrétien.

    CGT : Confédération Générale du Travail.

    CIO : Centre d'information et d'orientation.

    CLAP : Comité de Liaison pour l'Alphabétisation et la Promotion.

    CLAP OLEP? : [Centre Laïque d'Aviation Populaire des Oeuvres laïques d'Education Physique].

    CLP : Comité de Liaison pour la Promotion des Migrants et des publics en difficulté d'insertion (organisme de formation de formateurs).

    CNA?

    DDTE : Direction Départementale du Travail et de l'Emploi (utilisé pour DDTEFP et DRTEFP).

    DDTEFP : Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (service déconcentré de l'État).

    DOM-TOM : Département d'Outre-Mer/Territoire d'Outre-Mer.

    DRTEFP : Direction Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (service déconcentré de l'État).

    DTE : Direction du Travail et de l'Emploi (utilisé pour DDTEFP et DRTEFP)

    FAFAC? : [Fédération des Associations de Fonctionnaires Anciens Combattants ? Fédération française des associations de commerçants ?, peu probable cependant]

    FAS : Fonds d'Action Sociale.

    FASILD : Fonds d'Aide et de Soutien pour l'Intégration et la Lutte contre les Discriminations.

    FONGECIF : Fonds de gestion du congé individuel de formation.

    GARP : Groupement des Assedic de la Région Parisienne.

    GOES?

    IFE : Institut Français de l'Education.

    IFRAD : Institut de Formation et de Recherche en Aide à Domicile, aujourd'hui fusionné avec IRTS (Institut Régional de Travail Social).

    IRTS : Institut Régional de Travail Social. Voir IFRAD.

    MACIF : Mutuelle Assurance des Commerçants et Industriels de France et des cadres et des salariés de l'Industrie et du Commerce.

    OLEP? : Œuvres Laïques d'Education Physique.

    ONAMO : Office National Algérien de la Main d'Oeuvre.

    OPAC : Office Public d'Aménagement et de Construction.

    PRECCA : Voir PRECA.

    PRECA?. : (Société d'assurance-prévoyance membre d'AGRR).

    PV : Procès-verbal.

    SGETPI : Société Générale d'Entreprises pour les Travaux Publics et Industriels (entreprise, aujourd'hui VINCI).

    SGETPI-TP? : Voir SGETPI.

    SIFE : Stage d'Insertion et de Formation à l'Emploi.

    SITA? : (entreprise de gestion des déchets, aujourd'hui membre de Suez Environnement).

    URSSAF : Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales.

  • Organisme : AEFTI 75 à Paris.
  • Mots-clés