Comité inter-mouvements auprès des évacués (CIMADE) (fonds d'archives)

  • Date :

    1932-1999

  • Description physique :

    Nombre d'unités de niveau bas : 70

    Métrage linéaire : 200.00 ml

    Genre/Carac. phys. : Document d'archives

  • Nature du contenu : Recherche détaillée ; Archives associatives ou de collectifs
  • Langue :

    Langue du texte : français

  • Biographie ou histoire :

    Présentation du producteur

    A l'origine " Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués ", formellement constitué le 3 avril 1940, la Cimade est une association œcuménique d'entraide. Créée par des responsables de mouvements de jeunesse protestants pour venir en aide aux Alsaciens et Lorrains " évacués " et aux personnes regroupées et internées dans les premiers camps du sud de la France, elle s'est ensuite lancée dans la Résistance et l'organisation de filières d'évasion des Juifs d'Europe, pourchassés et déportés durant la Seconde Guerre mondiale. A la Libération, elle a travaillé à la réconciliation, notamment en Allemagne. Par la suite, à la fin des années 50, elle a eu une présence forte auprès des Algériens en France et en Algérie. Dans les années 70, des réfugiés d'Amérique Latine et du Sud-Est asiatique sont venus en grand nombre. Aujourd'hui, elle travaille en collaboration avec d'autres organismes, catholiques et laïcs, à la défense des étrangers en France (réfugiés et demandeurs d'asile) et poursuit ses actions de développement solidaire avec des pays du Sud et de l'Est.

    Les services de la Cimade n'ont cessé d'évoluer selon le contexte géopolitique ; ils se concentrent aujourd'hui autour de cinq axes : le service d'accueil et de domiciliation des étrangers; le service de défense des étrangers reconduits (DER) ; le Centre international ; la formation ; les solidarités internationales. Le service d'accueil reçoit, conseille, oriente et domicilie les étrangers venus chercher asile en France. Le service de défense des étrangers reconduits défend les étrangers placés en centre de rétention dans l'attente de l'expulsion du territoire ; le centre international héberge des étudiants et accueille des réfugiés statutaires; le service formation s'occupe de la formation linguistique des réfugiés et le service des solidarités internationales élabore des actions internationales de solidarité et des campagnes de solidarité en France. Ces activités se répartissent en France en six "régions" : Alsace-Moselle, Est, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Nord-Picardie, Provence-Côté d'Azur, Rhône-Alpes, Sud-Ouest.

    Dans une brochure de la Cimade publiée en juin 1960, les services de la Cimade sont répartis en six domaines, classés par ordre d'importance du nombre d'équipiers mobilisés :

    • Le service des réfugiés se répartissait en sept principaux services : les services d'aide à l'immigration et à l'émigration, le vestiaire, les centres d'hébergement, l'artisanat, les cours de langue et le ciné-club, les distributions de vivres. La Cimade disposait d'un centre d'accueil à Sucy-en-Brie depuis 1948 et de maisons de retraite pour réfugiés russes à Cannes, Saint Raphaël et Le Perreux.
    • Dans le secteur Nord-Africain, les activités au bénéfice des Algériens pendant la guerre d'indépendance, se répartissaient, entre la France (service nord-africain et camps d'assignation à résidence, postes de Marseille, Paris 14ème-15ème, puis Lyon au lendemain de l'indépendance ) et l'Algérie (Alger, Médéa, Sidi Nahmane, Belkitane et centres de regroupement).
    • Coudekerque : action sociale et éducative dans un quartier ouvrier de Dunkerque.
    • Dakar : en 1956, la Cimade a mis en place une équipe permanente dans la Médina de Dakar, où elle a ouvert un dispensaire.
    • La maison internationale des étudiants de Sèvres accueillait une soixantaine d'étudiants d'origine et de niveaux divers.
    • Le service des prisons et libérés est né pendant la dernière guerre et a été associé aux réformes pénitentiaires.
    • Le service des sinistrés d'urgence répondait à la mission d'œuvre de secours d'urgence que la Cimade s'est fixée dès ses débuts.

    Le fonds de la Cimade présente des pistes de recherche variées :

    Histoire de la Cimade : comme toutes les associations, la Cimade trouve un intérêt direct dans l'exploitation de ses archives, les militants étant toujours curieux du passé de leur association. Quelles ont été les motivations des équipiers au fil des années et des événements, à quelles difficultés ont-ils dû faire face ? les activités répondent-elles toujours aux motivations premières ? Voilà des questionnements qui reviennent souvent. En outre, savoir ce qui été fait auparavant permet de ne pas recommencer inutilement les mêmes travaux ou alors de les approfondir.

    Histoire du protestantisme : fondée par des protestant/es, la Cimade est traversée par des questionnements sur son engagement, sur l'actualité de sa foi. Interrogation sur la fidélité au message évangélique, rapports avec les différentes églises chrétiennes et les communautés rattachées aux autres religions, mais aussi rapports avec les églises protestantes étrangères et tout particulièrement avec le Conseil Œcuménique des Eglises, sont des exemples de thèmes à développer.

    Flux migratoires : les services de la Cimade sont le reflet des flux de populations étrangères arrivant en France (réfugiés et migrants). En outre, les dossiers individuels ou plus généraux constitués par la Cimade permettent d'éclairer les conditions de vies des migrants : degrés de formation, emplois, situation matérielle, alphabétisation, processus d'intégration, etc. Les fiches de renseignement établis par la Cimade (pièce 4 armoire 2, par exemple) permettent ainsi de reconstituer des trajectoires de migrants : elles indiquent la date et le lieu de naissance des migrants, ainsi que leur parcours professionnel, leurs aptitudes et leur niveau de langue. Ces fiches ont été constituées par pays d'origine, par des services différents, tels ceux du Portugal ou des pays de l'Est.

    Histoire des associations et de la vie associative : Les dossiers contenant des courriers échangés avec d'autres associations ou des rapports d'activités menées conjointement permettent de retrouver les traces d'associations aujourd'hui disparues, mais aussi de mettre en exergue les dynamiques interassociatives.

  • Histoire de la conservation :

    Historique de la conservation

    Fonds inventorié par Génériques au siège de la Cimade (Paris) en 2005 puis déposé par la Cimade à la BDIC en 2007 où il est depuis en cours de classement.

  • Présentation du contenu :

    Présentation du contenu

    La Cimade conserve au siège national environ 200 mètres linéaires d'archives remontant au début des années 40. Il s'agit aussi bien d'archives papiers, que d'affiches, de vidéo et de photos. Ces archives se répartissent entre la cave, qui regroupe environ 175 mètres linéaires (ml) d'archives et le local de l'équipe archives, qui en contient environ 12 ml. Ces dernières concernent la Seconde Guerre mondiale, la réconciliation France -Allemagne et la guerre d'Algérie. Le guide de recherche présente tout d'abord un état sommaire, constitué par échantillonnage, du fonds entreposé au sous-sol, puis les fonds classés par l'équipe de la Cimade, dont les notices ont été rédigées par Denise Duboscq, en collaboration avec Génériques.

  • Mode de classement :

    Mode de classement

    Les archives concernant la Seconde Guerre mondiale, la réconciliation franco-allemande et la guerre d'Algérie sont classées par une équipe de la Cimade. Mmes Mireille Desrez et Denise Duboscq (qui a rédigé les notices de ces répertoires) ont ainsi activement collaboré à la rédaction du présent guide de recherche. Les archives dont nous présentons ici un état sommaire sont consultables sous réserve.

  • Conditions d'accès :

    Modalités d'accès

    Consulter le siège de la Cimade et/ou la BDIC.

  • Sources complémentaires :

    Le numéro 1 des Echos de la porteéditié par la CIMADE est disponible dans Odysséo.

  • Organisme : Bibliothèque internationale de la documentation contemporaine (BDIC) (Nanterre).
  • Mots-clés