La Voix du travailleur algérien / Fédération de France de l'Union des syndicats des travailleurs algériens. Paris1957-1962

  • Langue :

    Langue du texte : arabe ; français

  • Biographie ou histoire :

    Présentation du producteur

    L'Union syndicale des travailleurs algériens est constituée à Alger, le 14 février 1956 par plusieurs responsables syndicaux membres du MNA. D'après "l'Appel" lancé lors de sa fondation son but "est d'oeuvrer pour la défense des intérêts matériels et moraux de tous les travailleurs sans distiction de race, d'opinion ou de religion" et s'inscrit dans "la perspective de l'émancipation sociale de la classe ouvrière algérienne". Soumise à la répression de l'adminsitration française et à la lutte armée qui oppose le FLN aux messalistes, l'USTA cesse de fonctionner en Algérie après l'arrestation des membres de son bureau placés en résidence surveillée.

    Interdit en Algérie, le syndicat s'implante en France. La fédération de France est fondée le 26 mars 1956 par Ahmed Bekhat, Mohammed Nadji, Ahmed Semmache, Mohand Outaleb, Saïb Ibrahim et Abderrahmane Bensid. Ses sections sont actives dans les régions industrielles et les secteurs économiques où les algériens sont traditionnellement implantés (mine, chimie, bâtiement, métallurgie, travaux publics). Dès mars, la fédération de France de l'USTA fait paraître un organe mensuel : La Voix du Travailleur, tiré à plusieurs milliers d'exemplaires.

    Mais l'USTA connaît également des difficultés en France. Sa direction est décimée en décembre 1957 par le FLN. Ahmed Semmache, Hocine Maroc, Abdallah Filali et Ahmed Bekhat sont tués. Le syndicat connaît alors un difficile redressement. Victime de la répression, de son isolement syndical (sa demande d'adhésion à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) sera rejetée) et de sa concurence avec l'Union général des travailleurs Algériens (UGTA), en 1962 l'USTA a pratiquement cessé son activité.

  • Présentation du contenu :

    Présentation du contenu

    Organe de la Fédération de France de l'USTA, La Voix du Travailleur traite de la situation des travailleurs, du syndicalisme et de l'économie algérienne ainsi que celle des émigrés algériens en France. Dans son premier éditorial, le journal se revendique comme attaché à la personne de Messali Hadj, tout en affirmant son indépendance politique. Le journal fournit de nombreuses informations sur l'organisation syndicale, les conditions de vie et de travail des travailleurs algériens immigrés en France.

    La Voix du Travailleur algérien paraît tout d'abord mensuellement dans sa première année. Après la décimation du bureau de l'USTA par le FLN en décembre 1957, la parution paraît plus difficilement. Le n°8 de janvier 1958 est réduit à quatre pages et à une photographie. Par la suite, son redressement est difficile, le journal paraît en février à avril 1958 puis de manière plus espacée. A partir de mai 1958, le journal ne paraît qu'une à deux fois par ans (4 numéros pour l'année 1959, puis respectivement un numéro pour les années 1960, 1961et 1962). Sa parution correspond alors à des temps forts de la vie syndicale, ses numéros se limitent essentiellement au mois de mai pour faire un bilan des mobilisations de l'USTA du premier mai.

  • Accroissement :

    Périodicité

    Mens.

  • Bilbiographie :

    Bibliographie

    SIMON (Jacques), La fédération de France de l'Union syndicale des travailleurs algériens (USTA) : son journal, Paris : L'Harmattan, 2002. CREAC-Histoire.

    Simon (Jacques), L'immigration algérienne en France des origines à l'indépendance, Paris : Editions Paris-Méditerranée, 2000.

    Stora (Benjamin), Ils venaient d'Algérie : L'immigration algérienne en France 1912-1992, Paris : Fayard, 1992.

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